Mon nom est Daniel Jasmin. Je suis né à Montréal en 1957. J’ai grandi dans le quartier Nouveau-Bordeaux sur une petite rue coincée entre la prison de Bordeaux et une voie ferrée. J’ai une sœur, Éliane, et je suis le fils de l’écrivain Claude Jasmin.
J’ai fait mon primaire et mon secondaire dans des écoles du quartier puis je suis allé étudier les arts et le cinéma au cégep Saint-Laurent.
C’est à cette époque que j’ai commencé à faire des articles et de la photo pour Claude Charron, l’éditeur actuel du magazine La Semaine. J’ai travaillé pour Hebdo-Vedettes, Le Lundi, Elle et lui et d’autres magazines.
C’est également à cette époque que j’ai rencontré celle qui deviendra ma blonde, puis ma femme, puis la mère de mes enfants. Lynn travaille aujourd’hui pour Quebecor et nous sommes toujours ensemble!
J’ai fait par la suite un baccalauréat en arts, communications et cinéma à l’université de Montréal. Puis, j’ai réalisé deux courts-métrages (À ta santé Vincent et Le Grand chambardement) qui ont été achetés et diffusés à Radio-Québec pour le premier et à Radio-Canada pour le second.
En 1984, j’ai ouvert une boutique de néons décoratifs sur la rue Saint-Laurent, La galerie du Néon, après avoir visité une boutique similaire à New-York (Let there be neon dans le quartier Soho).
En 1987, j’ai abandonné le néon et j’ai découvert la nouveauté de l’heure : les ordinateurs Macintosh, Word et Page Maker. Je suis alors devenu le responsable du journal interne de Petro-Canada. Je faisais tout, les textes, la mise en page et les photos.
Quelques année plus tard, je suis retourné aux études afin de pouvoir enseigner au secondaire. C’est à cette époque que mon père et moi avons décroché une chronique dans la Presse du dimanche qui s’intitulait Jasmin, père et fils.
J’ai été professeur durant quelques années mais ce métier n’était pas pour moi et j’ai tout abandonné sans trop savoir ce que j’allais faire. Après quelques semaines de remise en question, j’ai eu l’idée de faire un livre jeu, puis un jeu de société.
Je partais avec l’idée d’un exercice que j’avais conçu avec mes élèves. J’ai travaillé presque un an sur le concept (le temps de mon assurance chômage!) et Bagou était né.
Le jeu est sorti en 1998 et il a obtenu beaucoup de succès. J’en ai même vendu des milliers d’exemplaires en France! Encouragé par les ventes de ce tout premier jeu, j’ai décidé de me lancer à fond là-dedans et c’est vite devenu une passion.
Je fais ce métier depuis déjà plus de dix ans et j’adore ça. Je suis une espèce d’homme-orchestre car je fais tout : création, mise en page, promotion, distribution. Je compte bien continuer ce métier jusqu’à ma retraite, et peut-être même jusqu’à ma mort! J’ai encore plein d’autres idées.

